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[i56a] DE LA VILLE DE PARIS. 159
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CCLXXIH.— [Defenses à Adam Guerin de s'entremettre de l'estat de lieutenant.]
24 novembre i56a. (Z 6826, fol. 3o v°.)
Au jour d'uy, suyvant noz ordonnances precedentes attendu que pour sa desobeyssance on y a pourveu
a esté faict deffenses à m* Adam Guerin, nagueres d'ung autre, et où il vouldra faire trouble ou em-
lieutenant du cappitaine Chartier, de se mesler ne pescher led. lieutenant nouvel esleu, sera admené
entremettre doresnavant dud. estat de lieutenant, prisonnier.
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CCLXXIVi — [Ordre au commissaire Drouet de remettre les armes par luy saisies
SUR UNG NOMMÉ DURANT, ABSENT POUR LA NOUVELLE RELIGION.] 12 décembre 1562. (Z 6826, fol. 32 r°.)
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Du xii* Decembre mil vc lxii.
Aujourd'huy, a esté ordonné que une harquebuze, ùne espée et une dague qui a parcy ha estée prise par m"Drouet, commissaire examinateur au Chastelet de Paris, sur ung nommé Durant'1', qui s'est absenté pour le faict de la nouvelle religion, seront envoyées ceans par led. Drouet dans xxim heures pour par nous en ordonner, selon que verrons estre à faire par raison, et deffenses aud. Drouet de ne les bailler à aultres que à nous, sur peyne de x livres parisis d'amende, après que led. Drouet a declaré que du dernier jour y a arrest de la Court à luy signiffié et autres commissaires et cappitaines de ceste Ville, par lequel est ordonné que lesd, commissaires et autres personnes metroyent dans troys jours es mains du receveur du dommaine de ceste ville de Paris tous et chacuns les deniers, armes et autres biens
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meubles par eux saisiz sur les desserez et absens pour le faict de la nouvelle religion, suivant lequel arrest led. Drouet a declaré au commis dud. Receveur les saisyes par luy faictes, lesquelles, suivant led. arrest, il mettra dans lesd, troys jours qui seront demain escheuz lesd, armes, sur quoy avons enjoinct aud. Drouet de nous faire apparoir dud. arrest, et ce pendant deffences d'en vuyder ses mains jusques ad ce que autrement en ayt esté ordonné, lequel a promis nous en faire apparoir dans demain.
Il est ordonné que les proprietaires des maisons ayans yssue à la Cousture du Temple, rue de la Corderye, payeront les maçons qui ont bouché leurs dictz huys de derriere sans tirer à consequence, à la charge qu'ilz seront rouvers, lorsque la cause sera finyc pour laquelle ilz ont esté bouchez.
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CCLXXV. — [Ordre aux gouverneurs de l'hospital Sainct Julian
DE FAIRE GARNIR LES LITZ DUD. HOSPITAL POUR LES EsPAGNOLZ MALADES.]
17 décembre 1562. (Z 6826, fol. 32 v°.)
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Du jeudi, xvii0 Decembre.
Il est ordonné aux maistres et gouverneurs de l'hospital S' Julian W de faire garnir les lietz dud. hospital de draps et couverture, de sorte que les Espagnolz (-) malades qui y ont esté menez ou autres
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qui y pourront estre cy après menez, y puissent estre logez, selon l'intention des fondateurs, et ce dedans demain, alias et à faulte de ce faire, y sera pourveu ainsi que de raison.
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C II s'agit, selon toute apparence, de Jean Durand, trésorier des bâtiments du Roi, qui fut privé de sa charge comme appartenant à la nouvelle opinion, par arrêt du Parlement de Paris du 6 août 1562, et remplacé le 1 g septembre suivant par Étienne Grand-Rémy, clerc des œuvres de la ville de Paris (Cf. L. de Laborde, Les comptes des hâlimenls du Roi, t. 11, p. 73-76, i64-i66.)
l2) L'hôpital S'-Julien des Ménétriers, fondé avec la chapelle du inème nom cn i33o par les joueurs d'instruments pour recevoir le pauvres passants, était dans la rue S'-Martin, entre la rue Brantôme et la cour du Maure.
(3) Suivant le Journal de l'année i5t5a (Revue rétrospective, 1" série, t. V, p. 2o4), "le lundi vu0 de décembre, arrivèrent à Paris quatorze enseignes espagnoles et dix gasconnes, les Espagnols assez bien armés, et les Gascons, mal»; ces compagnies avaient tenu tout l'été la campagne eu Guyenne, sous M. de Montluc Catherine de Médicis, dans une lettre adressée le 2 septembre 1562 à M. de Saint-Sulpice, appelle le contingent espagnol "une si belle et bonne troupe de gens signalez, comme ilz sont, qui est asseurée et de bonté et de fidélité». (Lettres de Catherine de Médicis, t. 1, p. 388.)
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